3 clés simples pour changer son regard sur le monde

Prendre un virage dans la vie, s’engager dans de nouveaux projets est quelque chose qui tend à se développer de nos jours. Nous observons beaucoup de personnes autour de nous franchir le cap et donc « on se dit pourquoi pas moi ».
Cependant après ce pic d’euphorie, on ressent souvent une perte d’énergie. Des milliers de questions se mettent en marche dans notre esprit. Progressivement elles court-circuitent notre volonté de passer à l’action.
Au gré de mes lectures, de mes échanges avec des personnes qui entreprennent de nouvelles choses au quotidien, j’ai observé une constante. Ces personnes se distinguent par leur façon de percevoir le monde extérieur. Là ou certains perçoivent difficultés, obstacles, elles perçoivent et vivent chaque expérience comme une opportunité de nourrir leur projet.
On peut s’interroger sur les raisons de ces différences. Elles ont d’ailleurs été pour moi une énigme qui jour après jour est devenue une évidence : nos perceptions comportent des limitations liées à notre condition d’être humain. Pour être plus précis, Bandler et Grinder évoquent trois catégories de limitations : neurologiques, socio-génétiques et personnelles.
Ils développent l’idée selon laquelle chaque individu dispose de son « modèle du monde ». Lequel peut être aidant ou limitant.
De ce constat est née une véritable opportunité pour moi : avec motivation et volonté nous pouvons faire évoluer notre modèle du monde.
Ce que je vous propose dans cet article c’est un voyage au cœur des mécanismes de perception. Une expérience qui va vous permettre de mieux comprendre la façon dont nous percevons et nous représentons chaque situation. Ensuite, je vous partagerai des clés concrètes pour reconsidérer votre modèle du monde. Faire de lui l’artisan de votre réussite et améliorer la qualité de votre vie.

« La carte n’est pas le territoire »

En matière de perception, la PNL s’appuie sur les travaux d’Alfred Korzybski, mathématicien polonais.
Il développe l’idée selon laquelle « la carte n’est pas le territoire ». Il distingue le « territoire » : le monde extérieur que nous percevons au travers de nos cinq sens. Et la carte qui est la représentation personnelle que nous nous en faisons. En quelque sorte notre façon d’interpréter chaque situation du quotidien.

Prenons le cas de deux élèves qui obtiennent la note de 5/20 en maths. Il s’agit du même territoire. Or la réaction de chacun face ce résultat a de grande chance d’être différente. Pour l’un cela peut être une catastrophe, pour l’autre « un accident » ou enfin l’occasion de se remettre au travail.
A ce stade nous voyons que certaines cartes sont plus favorables que d’autres. Je vous propose de voir ce qui explique ces différences d’interprétations.

cerveau carte monde


Notre modèle du monde n’est pas le monde

Lorsque Bandler et Grinder abordent la perception, ils nous expliquent que notre façon de voir le monde extérieur comporte trois catégories de limitations.

« Des limitations neurologiques » :

Notre réalité du monde est spécifique à l’homme. Notre système nerveux est différent du chat, de la poule. Notre façon de filtrer la réalité est différente compte tenu de la spécificité de nos organes des sens.

« Des limitations socio-génétiques ».

Prenons un exemple issu de mon expérience personnelle.
Lorsque je commence à m’intéresser à la PNL, je suis encore militaire de la Gendarmerie. Porté par mon enthousiasme et ma volonté de partager, je décide d’échanger mes « dernières découvertes » avec des proches. Leur réaction n’est pas celle à laquelle je m’attendais : « Qu’est ce que tu me racontes … » « Tu planes mon Fredo » « Regarde le monde autour de nous, c’est ça la réalité ».
Sur le coup, je prends une claque. Mais je persiste à croire que les outils de la PNL peuvent nous permettre de vivre mieux. Dans le même temps, je suis obligé d’admettre que tout le monde n’ait pas besoin de ces outils.
Sept années durant, je vais me nourrir de lectures et de vidéos. Comme vous le savez maintenant, c’est également le temps que je vais mettre pour débuter les formations payantes.
Cette expérience m’apprend une chose importante : mon environnement me limite. Il m’empêche de suivre mes aspirations. Je comprends les mises en garde. Mais dans le même temps, j’ai l’impression de ne pas être écouté.
Ce que je veux montrer dans cet exemple, c’est l’influence de nos proches dans nos perceptions. Dès que nos perceptions diffèrent, on doit faire face aux mises en garde. Des mises en garde légitimes mais qui peuvent nous limiter lorsqu’on aspire à réaliser de nouvelles choses.

« Des limitations personnelles »

Chaque histoire de vie est unique. Nous vivons tous des expériences différentes qui nous façonnent. Notons que les expériences vécues durant la petite enfance (avant 5-6ans) ont un impact puissant dans notre façon de percevoir le monde extérieur.
En clair les expériences que nous vivons constituent une référence pour notre futur.

Prenons l’exemple de l’apprentissage des mathématiques :

Dans le milieu scolaire, certains élèves éprouvent des difficultés temporaires en mathématiques. Dès lors, ils commencent à croire que les mathématiques ne sont pas faits pour eux. En conséquence, se mettent en place des limitations personnelles. Lesquelles les empêcheront peut être d’exercer le métier de leur rêve…

Nous le voyons, de nombreuses limitations influent sur notre modèle du monde. Pour reprendre les mots d’Alain Cayrol, pionnier de la PNL en France : « le modèle du monde d’une personne est aussi unique que le sont ses empreintes digitales ». Ce qui nous en dit long sur les divergences de perception d’un même phénomène.
Au terme de cette présentation, je souhaite vous partager trois clés qui vont vous permettre de reconsidérer votre modèle du monde. Faire de lui l’artisan de votre réussite et ainsi améliorer la qualité de votre vie.

réalité expérience

3 clés simples pour un modèle du monde aidant

Clé n°1 : Gardons nous de généraliser !

Les généralisations sont le socle de nos habitudes : façon de penser, façon de nous comporter, façon de nous sentir en société. Elles se construisent à tous les âges de la vie. Une fois installées, il est très difficile de les modifier. Elles déterminent en grande partie nos choix, le chemin que l’on prend dans la vie.
A titre d’exemple, l’éducation que je reçois de mes parents est assez « traditionnelle ». La notion de respect de l’autorité y tient une place importante. Les prises d’initiative ne trouvent pas vraiment leur place. Une éducation somme toute verticale où je dois m’efforcer de suivre les règles. Une véritable rampe de lancement pour intégrer l’institution militaire. Un destin tout tracé !
Ce que je souhaite montrer au travers de cet exemple, c’est que nos expériences passées conditionnent pour une large mesure nos choix de vie. Certains de ces choix sont complètement conscientisés et très bien vécu. Mais parfois, on aspire au changement. On se met à penser que ces choix sont en fait des non-choix.

Clé n°2 : Faites de votre futur votre phare personnel

Lorsque je me suis engagé dans ma reconversion, j’ai reçu de nombreux feed back : « tu vas perdre en pouvoir d’achat » « tu vas perdre ton logement de fonction » « prof’ tu es fou !!! c’est un métier peu valorisant … »
Ils n’ont eu aucun impact sur moi. Certes j’ai pu être affecté parfois par le jugement de certaines personnes que je croyais proches.
Mais s’agissant de mon choix, j’étais sûr de moi. Pour la première fois de ma vie j’avais clarifié mon objectif, j’avais une vision parfaite du résultat à atteindre. Mon plan d’action était limpide. J’étais comme aspiré par cet objectif.
L’idée que je souhaite partager ici est que nous pouvons tous améliorer la qualité de notre vie, exprimer au mieux nos talents.

Pour cela il faut :

  • Avoir une vision claire et précise de ce à quoi vous aspirez.
  • Rédiger votre plan d’action.
  • Afficher ce plan à un endroit où vous passez régulièrement.
  • Lire chaque matin et chaque soir votre plan avant de vous endormir pour qu’il constitue progressivement une référence dans votre subconscient.
mon histoire

Clé n°3 : Construisez-vous de bonnes références

Nous l’avons vu, vos limitations trouvent leur source dans votre terreau d’origine. Elles influent considérablement sur vos choix conscients et inconscients. Ce sont donc vos références.
En conséquence si elles ne vous satisfont plus, construisez-vous celles qui vous porteront et vous permettront de réaliser ce à quoi vous aspirez

Ce que vous vivez actuellement a forcément été vécu par quelqu‘un d’autre.

Quelques conseils pour vous construire des références solides qui vous influenceront sciemment dans la direction que VOUS SOUHAITEZ PRENDRE :

  • Lisez des biographies
  • Regarder des vidéos sur des personnes qui vous inspirent
  • Trouver-vous des mentors. Pour ce faire observez mon blog. J’ai un mentor différent dans chaque domaine où j’aspire à grandir. Ils sont là pour vous donnez des ressources lorsque les vôtres s’amenuisent.

Enfin méditer cette citation :

« Votre histoire sert de fondation à toutes vos capacités et à toutes vos limitations. Dans la mesure où vous n’avez qu’une seule histoire, vous avez seulement un jeu de possibilités et un jeu de limitations, et nous croyons vraiment que chacun d’entre nous mérite d’avantage qu’une seule histoire personnelle sur laquelle s’appuyer. Plus vous avez d’histoires personnelles, plus vous avez de choix. »

RICHARD BANDLER et JOHN GRINDER
Les secrets de la communication – 1979